LES REVUES

« Parallèlement André Parinaud était présent dans l’aventure de la presse. Ce fut d’abord  L’Aube, Paris Presse, L’Auto Journal*, La Parisienne, Opéra, puis Arts, surnommé « le journal de l’intelligence française ». Cet hebdomadaire incarna pendant quinze ans, de l’après guerre aux années 60, un état d’esprit d’insolence et de création artistique dans tous les domaines, de la littérature à la peinture, du cinéma au théâtre. Rédacteur en chef André Parinaud rassembla le plus éblouissant comité de rédaction. Les critiques musicaux étaient Georges Auric et Boris Vian ; pour le théâtre : Jacques Audiberti, Marcel Achard, Jean Anouilh, François Billetdoux et Jean Cocteau ; la philosophie était traitée par Alain et Paul Valery ; la littérature par Marcel Aimé, Jacques Chardonne, Julien Gracq, Marcel Jouhandeau, Paul Léautaud, Pierre Mac Orlan, François Mauriac et Roger Nimier, tandis que les critiques de cinémas se nommaient : Jean-Louis Bory, François Truffaut, Jean-Luc Godard, Henri Jeanson et Eric Rohmer, sans oublier le chroniqueur sportif Antoine Blondin.Des reportages exceptionnels sont restés en mémoire comme l’affaire Dominici traitée par Jean Giono et illustrée par Bernard Buffet, sans oublier la BD d’André Breton.Puis il y eut la revue mensuelle Galerie des Arts de 1964 à 1985. Enfin en 1995, se souvenant des liens qu’il entretint toujours avec les poètes, et de la grande Nuit de La Poésie au Théâtre du Chatelet en mai 1956, il créa avec Alain Bosquet l’Association Au Rendez Vous des Poètes. Puis, prolongement logique, à partir de 1999 l’Association édita le journal mensuel  « Aujourd’hui Poème », grâce au groupe des poètes : Claude Adelen, Francis Combes, Jacques Darras, Jean-Luc Despax, Charles Dobzynski, Arnaud Gendron-Laville, Claudine Helft, Bernard Mazo. qui l’animèrent bénévolement jusqu’en 2007, un an après son décès. L’Association (loi de 1901) et le journal furent subventionnés par le Centre National du Livre. » 

_________________________________
* Lorsqu’il eut l’idée de l’Auto Journal à la période où les français rêvaient de voitures puisqu’il fallait près de quinze mois d’attente, pour qui avait les moyens, d’acquérir un véhicule, Robert Hersant, financier de ce nouveau journal, rompit, après le 3ème numéro, son contrat de rédacteur en chef, sous prétexte qu’André Parinaud n’acceptait pas de « lui donner »  au minimum 36 heures de présence effective au journal par semaine.