FLASH-BACK

Dans cette rubrique du site  intitulée « Flash-back » on trouvera régulièrement et se succédant, une confrontation entre l’actualité et les écrits d’André Parinaud qui n’a jamais cessé, depuis ses « premiers pas dans la presse » en 1945 et jusqu’en 2005, d’observer le monde qui va, dénonçant toutes les contradictions et déviances, autant d’obstacles ou handicaps pour l’humanité.  
 

1971/2017

 
Nouveau président, quel changement pour la culture ?

Extrait d'une interview d'Emmanuel Macron-France Culture mai 2017.
"Quels sont les trois objectifs que je veux poursuivre ? Le premier c’est une politique d’accès à la culture, le second c’est une politique de maintien d’un environnement de création culturelle français, et le troisième c’est cette politique européenne que je viens d’évoquer. L’environnement culturel français... Nous sommes un pays qui a réussi : du prix unique du livre au système qu’on a en matière de financement du cinéma ou du théâtre, nous avons créé les conditions pour qu’on puisse créer en France. Ce qui fait d’ailleurs aujourd’hui notre force. Je veux non seulement le maintenir mais améliorer ces dispositifs."


Sur le même sujet André Parinaud avait interviewé Georges Pompidou en février 1971
et Georges Duhamel en décembre 1971.

Lire l'article de La Galerie N°101, février 1971
Lire l'article de La Galerie N°111, décembre1971

 

1978/2017

 

Lutter contre la pollution visuelle pour remettre l’art dans la rue, c’est le but de plusieurs artistes, associations ou collectifs en France comme à l’étranger. Une campagne de mécénat participatif a été lancée en début d'année 2017 avec comme slogan "Et si on remplaçait la pub par l'art ?" https://oboem.com/

André Parinaud avait déjà en 1978 organisé la première Biennale des Arts de la Rue sur l’esplanade de La Défense.

                                                                Lire l'article du Monde du 12 juillet 1978.

1951/2017

Dans quelques jours, les citoyens français vont élire les nouveaux députés. Nous avons retrouvé dans nos archives un article paru dans "Opéra" du 30 avril 1951 titré Tennis-barbe au palais Bourbon. A l'époque déjà, le physique de nos représentants était largement commenté.


                                                             TENNIS-BARBE AU PALAIS - BOURBON

Ce n'est pas un jeu très sérieux, mais en tout cas "très démocratique" et nos honorables élus seront les premiers à sourire avec indulgence en examinant nos petites statistiques audacieuses du Palais - Bourbon. et il est même possible que la petite histoire y attache plus un souvenir persistant qu'à tel ou tel discours illustre prononcé dans le sein de cette auguste assemblée.
Pour tout dire, un examen sérieux du "trombinoscope" (mot d'argot parlementaire désignant l'annuaire photographique des députés) nous a révélé que nos représentants comptaient parmi eux 16 barbus solennels. Et si le sérieux peut se calculer en fonction de la surface de ce système pileux, le M.R.P. occupe la place de choix dans ce palmarès avec six augustes barbes, suivi de la S.F.I.C. avec cinq et le P.R.L. avec deux, puis viennent avec un seul représentant les radicaux, les Indépendants, les socialistes de la résistance.
Dire qu'en 1900, on pouvait (sans mal) dénombrer 345 barbes (sur 581 députés) au point qu'il faille être un calculateur renommé pour s'adonner au plaisir du tennis barbe dans cette hémicycle guindée ! La dignité se serait-elle portée sous d'autres signes ?
Un dernier coup d'oeil nous apprend cependant que le "pin-up" des barbus est M. Antoine Wazier, 42 ans, socialiste et professeur, triple caractère du sérieux s'il en fut ...
Si nous en croyons les chiffres, la marque distinctive de la qualité à la députation semble être la moustache puisqu'on compte 115 représentants du peuple orné de "bacchantes" dont la coquetterie évolue du soupçon de poil à la Clark gable ou "gauloise" à la Marcel Cachin.
Signalons aussi que la "calvitie pensive"est bien portée avec 101 demi-chauves. Quant aux "boules de billard" quasi intégrales, il en existe 32.
Pour mémoire et parce que nous aimons le travail bien fait, nous vous signalons l'existence de 73 raies à gauche (est-ce une tendance ?) et de 28 raies à droite et seulement 5 raies au milieu 'surtout par des vieux députés assez démodés).Pourquoi ne pas relever également que 47 de nos députés frisent "naturellement", la majorité est enlevée par les communistes ave 20.
Quant aux M.R.P et aux socialistes, ils sont à égalité avec 9 représentants "bouclés".
Enfin 69 députés portent lunettes d'écaille (19 au R.P, 25 au S.F.I.C. 13 au P.C.) et 39 lunetets d'acier.
Des autres particularités de cette chambre, on peut compter 29 femmes dont 15 communistes et deux boucs à la satyre, mais la "moumoute a définitivement disparu des couloirs.
On nous fera peut-être le reproche de ne pas avoir calculé le poids moyen, la taille, la couleure des yeux et des cravates de nos représentants...à vrai dire nous y pensons...mais ce sera pour la prochaine assemblée.

1975/2016
 

Dans son numéro de décembre 2016, la revue Beaux Arts Magazine ouvre le dossier des Editions et des multiples sous le titre de :

L’explosion des Editions d’artistes. De l’art pour tous et à tout prix !
«  La folle explosion des Editions d’artistes. Elles inondent la toile et ont désormais leur foire, leur revue et leurs galeries dédiées. Certes pas uniques, mais produites en série limitée, ces œuvres qu’on dit multiples ont conquis artistes et collectionneurs, analyse d’un engouement tendant à démocratiser l’accès à l’art. »

En mai 1975, la revue Galerie Jardin des Arts avait réalisé et publié une vaste enquête sur le sujet sous le titre :
 « L’Ère du Multiple »

Pour cette enquête historiens, critiques, essayistes, artistes et témoins  de l’évolution ont tenté de fixer leurs diagnostics. Six cents personnes interrogées ont constitué le test – réactif du public devant la mutation qui s’annonçait...suite

 

1966 / 2016     

 

Il y a cinquante ans André Breton décédait, André Parinaud avait alors demandé à son ami Marcel Duchamp de témoigner.

Il me semble que la meilleure façon de rendre hommage à cet homme qui m’a laissé un si beau souvenir d’homme, est de lui accorder, en guise de veillée funèbre, une sorte de méditation, en compagnie de son vieil ami Duchamp, de poursuivre nos entretiens, nos dialogues avec celui qui était peut-être son frère spirituel, mais qui, dans son style de vie, dans ses actes, dans ses rapports humains, par le verbe même, présente sans doute la plus grande antinomie. Breton expliquait tout, même quand il n’y  avait rien à expliquer. Duchamp se contente de suggérer et compte le silence parmi les éléments de sa dialectique. A.P.


Un homme est mort
(Paru dans Arts, n°54, du 5 au 11 octobre 1966)
 
1966/2016

                                                                            
  « Cézanne et moi »

Le nouveau film de Danièle Thomson est un biopic racontant l’amitié disloquée entre  le peintre aixois (joué par Guillaume Galienne) et Emile Zola (interprété par Guillaume Canet)
(sortie en septembre 2016)

On se souvient que la grande exposition Cézanne (les dernières années 1895-1906) fut organisée au Grand Palais en 1978. On peut lire le texte d’André Parinaud qu’il rédigea après sa visite.

 
1966/2016
 
2016 : Pour la 70e édition du festival d'Avignon, Olivier Py a dévoilé un programme tourné vers l'Europe, le Moyen-Orient, et dont un tiers est assuré par des femmes.
1966/2016
 

En juillet et août 1966, sous  le titre « Le monde d’aujourd’hui  - Mère & Fille, Père & Fils »,  le journal Arts Loisirs (dans ses numéros 41, 42, 43, 44) propose à ses lecteurs de découvrir les résultats de sa  longue enquête sur les rapports « mère & fille » et « père & fils ».
« Comprendre notre temps, sa singularité, ses formes d’évolution, ses défauts majeurs et offrir les vrais thèmes de réflexion sur les mœurs de l’époque, telles sont les ambitions de notre enquête permanente.  .......  La réalité fondamentale d’aujourd’hui est que la société va changer, qu’elle mue déjà et que de toutes nos forces nous devons être attentifs à ces changements, par prudence par intelligence, par amour de l’avenir ».

2016, cinquante ans plus tard l'information quotidienne — presse, radio, télévision — nous laisse malheureusement  découvrir que nous n’avons pas été assez attentifs et su prévoir.

Les pères et les filles ( I) ARTS LOISIRS n° 41 du 06 juillet 1966
 
1966/2016
 
Au fil des études de comparaisons internationales, l’image de l’école française ne cesse de s’assombrir. Le dernier rapport de l’OCDE brosse un tableau connu: un système scolaire voué à sélectionner une élite restreinte, mais où le niveau moyen des élèves se dégrade, en particulier depuis 10 ans, et qui laisse sur le carreau du grave échec scolaire près d’un enfant sur cinq; une sélection précoce qui fige les destins sociaux à la fin de la scolarité première et donne peu d’opportunité de seconde chance; un enseignement professionnel largement dévalorisé au profit des filières généralistes; des enseignants qui s’estiment peu préparés aux fonctions pédagogiques, non formés au travail collectif et qui, de surcroit, sont mal rémunérés et jouissent d’une faible considération. 
 
1962/2016


Sous le titre « Formes Libres » – Près de Paris, le jardin de la  galerie Natalie Seroussi abrite de très particulières œuvres monumentales, entre sculpture et architecture. Elles sont signées André Bloc, créateur multidisciplinaire et visionnaire », AD Magazine n° février/mars 2016, publie un beau reportage sur l’œuvre d’André Bloc

Pour découvrir la pensée de ce génial créateur on lira utilement l’interview d’André Bloc par André Parinaud, parue dans ARTS n° 881, du 12 septembre 1962.

 
1962/2015
 

En mai 1962 André PARINAUD s’entretenait pour le Journal ARTS avec Gabriel MARCEL sous ce titre qui n’a cessé depuis de nous interroger et de nous diviser à travers la presse,  les débats …  et cinquante années plus tard

                                   « Qu’est-ce qu’un homme de droite et un homme de gauche ? »

Né le 7 décembre 1889, agrégé de philosophie (1910), Grand Prix de Littérature de l’Académie Française (1948), membre de l’Académie des Sciences morales et politiques, Gabriel Marcel est le représentant le plus illustre de l’existentialisme chrétien. Il était, pour moi, le grand Témoin de ce questionnement.
Le Centro di Vita Italiana (Centre de Vie Italienne) venait d’organiser à Rome une « Rencontre de la Culture » qui réunissait des écrivains de dix pays d'Europe qui discutaient sur le thème : « Les valeurs idéales du monde latin dans le conflit entre tradition et modernisme ». Au cours des travaux, M. Gabriel Marcel avait présenté un exposé sur ce sujet : « Qu'est-ce que signifie un homme de droite ? » Le philosophe écrivain du théâtre existentialiste avait répondu : « Cela signifie s'opposer à l'ordre de la ruche qui, voulu par les collectivistes, constitue en vérité un désordre de l’esprit. »
Nous lui avions demandé de préciser sa pensée.
Nous reproduisons en toute objectivité ses réponses à nos questions. Il nous a paru Intéressant, en dehors de tout esprit partisan, de faire connaître l’opinion d’un philosophe sur ce sujet disputé. C’est donc, à titre de document, que nous publions ce texte

 
 1963/2015


En avril 1963, André PARINAUD s’entretenait pour le Journal ARTS avec Maître V.V. Stanciu à propos de son dernier livre « Précis de criminologie ». (1)
C’était il y a plus de cinquante années, pourtant dans son questionnement André Parinaud osait déclarer que dans sa structure même, la société paraissait déjà source de  conflit, de déséquilibre pour l’homme.
En 2000, relisant cette interview, en témoin toujours attentif André P  arinaud reprenait une phrase de ce dialogue et ajoutait quelques lignes :
« La société actuelle pousse au crime » (1) par ses concepts et son organisation. Elle est née d’un « entassement » démographique, effet des concurrences. Les codes de la vie sociale se sont élaborés au gré des événements et les « valeurs » qui les ont inspirés sont nées d’expériences relatives dont les objectifs sont limités aux forces en présence et à la capacité et à la compétence des « élites » à se projeter dans l’avenir.
Le clan, le village, la cité, la région, le Pays, l’État, l’Europe, le Continent… une population qui double, en moyenne, tous les trente ans ; les rivalités égoïstes d’idéologues, de religion, les langues, composent un véritable marécage d’intérêts où s’embourbent les sociétés et où se noient les êtres dans les boues de l’Histoire.
L’évidence, une fois de plus, est proclamée. Enfin, avec la société Planétaire de douze milliards d’humains, nous entrons dans la dimension qui ne tolèrera pas les déviances et concevra nécessairement la véritable Démocratie des cerveaux et non plus des intérêts, pour un autre dessein que la seule survie, ou la « réussite » - le destin d’un Humanité dans son sens cosmique où chacun pourra affirmer sa force créatrice.
Une société – même fondée sur les connaissances permanentes des fonctions de l’esprit et les caractères de l’être – peut-elle exister sans crime et sans prison ? c’est-à-dire ayant dominé l’absurde des vies ! suite

 (1) Précis de criminologie de Maître V.V. Stanciu en collaboration avec Laignel-Lavastine, membre de l'Académie de Médecine, édité chez Payot.

 
1965/2015

 

Il y a cinquante ans le journal ARTS commentait,
chaque semaine l’actualité culturelle
— Architecture, Beaux-arts, Cinéma, Littérature, Théâtre, Science —

Le diaporama de toutes les couvertures du journal, année 1965,
nous offre un vision en accéléré de l’actualité en 1965

 
1974/2015

 

Jusqu’au 24 Janvier 2016
           Le Musée du Luxembourg présente une exposition
 FRAGONARD AMOUREUX, GALANT ET LIBERTIN

On pourra découvrir entre autres œuvres le fameux « Verrou », de Fragonard qui fit couler tant d’encre lors de son acquisition par le Musée du Louvre en 1974
Dans le numéro 142 de décembre 1974 de la Revue Galerie Jardin des Arts, André Parinaud ouvrait le dossier

                                                          « L’AFFAIRE DU VERROU DE FRAGONARD »
                                                                 EXCLUSIF LE DOSSIER DU LOUVRE

L'affaire du « Verrou » de Fragonard vient d'atteindre un comble ! Rappelons les faits. La revue «l’Œil » de septembre prétend que « le Verrou » de Fragonard, acquis en janvier par le Louvre pour cinq millions est une copie.
Les arguments principaux sont que les services du Louvre ont ignoré que ce tableau était précédemment passé en vente publique, le 26 mai 1933… suite