une initiative de la revue galerie-jardin des arts

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Chaque année, notre Revue réalise une manifestation destinée à intégrer l'art dans la vie de la cité.
Il y a trois ans, nous avions exposé trente sculptures monumentales sur le quai du métro Saint-Augustin et créé avec la collaboration de Métro-Bus, « Le Salon de Mars ». L'année dernière nous avons transformé Saint-Germain-des-Prés en quartier piétons pendant un mois, et organisé une exposition itinérante de trente artistes dans dix villes de province.
Le succès de ces entreprises nous amène cette année à mettre au point une nouvelle série de manifestations. Nous allons exposer à Nantes à la galerie Convergence, du 8 au 30 avril, puis à Strasbourg à la Galerie Pollack du 4 au 31 mai, puis à Bourg-en­Bresse dans la nouvelle Galerie Cimaise située 52, rue Bourg-Meyer, du 4 juin au 4 juillet, à Saint-Paul-de­Vence à la galerie Frédéric Gollong du 14 juillet au 14 août, au musée d'Avallon du 16 août au 16 septembre, au musée de Melun du 1 5 septembre au 15 octobre, à Bordeaux au, Centre Léonard de Vinci du 18 octobre au 1 5 novembre, à Toulouse à la galerie Protée du 1 5 novembre au 10 dé­cembre, à Honfleur à la galerie Yvon Gay du 15 décembre au 1 5 janvier 1977.
La liste des artistes que nous exposons n'est pas seulement un florilège de l'expression artistique en 1975-1976 en France, mais aussi une tentative de classement et d'analyse de la création d'aujourd'hui. La manifestation que nous proposons est à la fois une recherche de la qualité plastique, et une invitation aux amateurs à procéder en notre compagnie à une reconnaissance des valeurs nouvelles que portent les oeuvres, messagères (et souvent prophétiquement) des novations, des images, des formes, qui sont autant de prises de conscience sur notre temps en marche.

 
 

De gauche à droite : Jean-Marc Philippe - Jean Allemand - Frederick - André Parinaud - Gérard Larguier - Claudine Parinaud - Robert Nicoidski
 
 

 
     
 
 
     
 
 
 

Chaque étape dans une ville était l’occasion, autour des cimaises lors du vernissage, de permettre la rencontre des créateurs, d’un large public et  d’ouvrir un dialogue avec les artistes locaux et le service culturel des villes.
Aujourd’hui, lorsque l’on consulte la liste des artistes qui participèrent à ces manifestations, on notera avec regret la présence de deux artistes femmes uniquement : Ida Barbarigo, épouse du peintre Music, et Anita Tullio qui trouva sa voie artistique sous la protection de l’artiste Robert Helman.
Surtout ne pas penser à une misogynie de la part d’André Parinaud. A l’époque peu de femmes peintres venaient « pousser sa porte » pour présenter leurs travaux.
On pourra lire l’ouvrage de Clarisse Nicoïdski « Une histoire des femmes peintres des origines à nos jours » (Editions Lattès, 1994) pour avoir une idée plus précise sur la condition de la femme peintre dans les années 1970.
On  notera toutefois la création en 1881 de l’Union des Femmes Peintres et Sculpteurs par Hélène Bertheaux (1825-1909), sculpteur, qui revendiqua l’entrée des femmes à l’école des Beaux Arts de Paris et réclama un fauteuil  sous la Coupole de l’Académie des Beaux-Arts.
Profitant de la rédaction de ce texte je décide de consulter la liste des académiciens sous la Coupole de cette Académie pour y chercher le nom des membres féminins et ne trouve malheureusement que deux noms :
- A la Section VII : Créations artistiques dans le cinéma et l’audiovisuel, au Fauteuil 6 : Jeanne Moreau (1928) reçue en 2000
- A la Section II : Sculpture et au Fauteuil 9 : Brigitte Terziev (1943) reçue en 200
Donc « peut mieux faire ».
L’Académie Française fit mieux en accueillant en 1980 Marguerite Yourcenar, première femme de lettres sous la Coupole. Aujourd’hui on compte huit femmes siégeant ou ayant siégé.