ABICA
(ASSOCIATION DE BOURSES INTERNATIONALES POUR LA CREATION ARTISTIQUE)
UNE ASSOCIATION AU SERVICE DES CREATEURS


L’ABICA est née de la volonté forte d’un homme en révolte, avec l’ambition de s’appuyer sur une structure souple et libre, en contrepoids aux structures lourdes et très orientées du Service Public.
L’ABICA – Association de bourses internationales pour la création artistique (1) – a été créée par André Parinaud en 1989 et déclarée à la Préfecture de Paris le 22 février 1989, sous la référence 89461, et régie selon la Loi de 1901.
Parmi les membres fondateurs : César, Leonor Fini, Diego Masson, Victor Vasarely.


En 1951, appelé par le célèbre marchand de tableaux Georges Wildenstein pour diriger son hebdomadaire culturel ARTS, André Parinaud entre sur la voie royale de la création artistique.
Après deux années au service de son pays en résistance, puis une expérience dans les cabinets ministériels où il rencontre Georges Wildenstein(2) à plusieurs reprises, il se souviendra d’une phrase marquante que lui avait lancée ce dernier : « Jeune homme, lorsque vous vous ennuierez en politique, venez me voir, j’ai un poste pour vous ».
Il choisira et rejoindra son journal . A cette époque, et depuis 1949, André Parinaud est un habitué de la radio pour laquelle il réalise de nombreux entretiens (Colette, Cocteau, Dali, Montherlant …), cette nouvelle collaboration dans la presse écrite culturelle lui permettra de s’investir totalement avec et autour des créateurs. Intensément présent et combatif il ne cessera d’œuvrer avec pour ambition première la diffusion de l’Art pour Tous et Partout, déclarant que « La Rue devait être le plus grand musée du monde ».
Son expérience en tant que directeur de revues d’art, ses activités à la radio, à la télévision, au sein de l’Association Internationale des Arts Plastiques, ONG dotée par l’UNESCO, lui ont permis de constater combien les créateurs, trop souvent solitaires, étaient vulnérables et devaient être soutenus.
Devenu électron libre face au Service Public, il est alors observé, aidé parcimonieusement, mais aussi combattu et jalousé … mais il restera toujours déterminé sur cette voie jusqu’à son décès en 2006, considérant que l’acte créateur procède d’une ascèse mentale hors des influences habituelles et nous offre la perspective d’un devenir autre (3).

Les manifestations furent nombreuses et variées médiatisant et rapprochant avec bonheur les créateurs d’un très large public :

En mars 1972, programme inaugural avec une exposition des œuvres de
14 sculpteurs durant un mois “Sculptures Monumentales dans le Métro”, station Saint-Augustin qui disposait d’un quai de grande largeur.
Première du genre dans ce domaine, cette exposition connut un accueil enthousiaste du public, avec un retentissement médiatique international, 250 quotidiens rapportèrent l’événement, 42 chaines de télévision envoyèrent des reporters.
Depuis cette date la R.A.T.P, accueille régulièrement des expositions et des animations.

De 1973 jusqu’en 1979 : “ 30 Créateurs ”, exposition annuelle itinérante - dans 10 grandes villes de France. Sélection de 30 artistes ayant exposé à Paris durant l’année - parmi les plus talentueux : Agam, Alechinsky, Arman, Botero, Debré, Dewasne, Hartung, Hélion, Kijno, Lam, Mathieu, Matta, Music, Soulages, et des jeunes les plus prometteurs.

Mars 1977 : “Le Musée dans la Rue”. En collaboration avec l’Agence PUBLICIS et son client INALTERA (industriel de papiers peints). 2.000 panneaux d’affichage 4 x 3 m) offrent au public la reproduction de 6 tableaux de maîtres : Gauguin, Seurat, Delacroix, Van Gogh, Cézanne, Manet. L’opération est novatrice et met, via l’affichage, l’art à la portée de tout un public non habitué aux cimaises des musées. Des produits dérivés sont réalisés, coussins .... Le chiffre d’affaires du client a progressé de 20%.

1979 : Collection “L’Art en Soie”, fruit de la collaboration entre les ateliers du célèbre soyeux lyonnais Bucol et sept grands noms de la peinture moderne : Agam, Alechinsky, Delvaux, Dewasne, Hartung, Hundertwasser, Matta. L’exposition inaugurale a lieu au Musée des Arts Décoratifs en janvier 1982, et rayonnera également à l’étranger. Un jeu de ces œuvres figure dans les collections permanentes du Musée de la Soie à Lyon.

1985 : Expositions et Animations “ Mémoires des Rues ” sous l’égide de l’UNESCO dans huit stations de métro, avec la collaboration de la RATP.

1986 : “Salon International de l’Affiche” sous la Nef du Grand Palais, autour de la coursive plus de 150 affiches de graphistes d’une quinzaine de pays sont exposées, sous l’égide de l’UNESCO. Ce Salon sera renouvelé annuellement jusqu’à la fermeture de la Nef pour travaux.

Toutes ces manifestations illustrent la variété des actions développées par André Parinaud qui l'ont conduit à créer l'ABICA pour fédérer et poursuivre ses ambitions.

En 2006, après le décès d’André Parinaud, son fils Blaise Parinaud a décidé de reprendre la présidence de l’Association afin de poursuivre le programme imaginé et développé par son père. Aujourd’hui les attentes sont toujours aussi pressantes et nombreuses, la tâche est vaste, il reprend le flambeau et persévère pour trouver les réseaux privés et animer cette chaîne tissée via l’ABICA depuis 1989.

• (1) Par création contemporaine André Parinaud entendait toute discipline artistique : peinture, sculptures, graphisme, tapisserie, design (mobilier et mode), architecture, collaboration entre artisans et créateurs.
• (2) Georges Wildenstein apporta un soutien financier à l’Etat Français après la libération. A chacun de ses retours des Etats-Unis, un membre du gouvernement était détaché pour l’accueillir, souvent André Parinaud eut cette mission.
• (3) Le texte ci-dessous, rédigé pour la présentation de son dernier ouvrage paru en mai 2006 aux Editions Michel de Maule, est éclairant sur sa vision et ses objectifs.